ONMA MENUMenu

Régions 2016

Mot des directeurs régionaux

Nous tenons à témoigner de la grande fierté qui nous anime devant l’excellence des groupes concurrents du Centre-du-Québec, de l’Estrie et de la Mauricie qui étaient en lice pour le concours de l’Ordre national du mérite agricole de 2016.

S’inscrivant dans une solide tradition, ce concours récompense l’accomplissement et le savoir-faire sans pareil des productrices et des producteurs en leur décernant les plus hautes distinctions du monde agricole.

Tous les membres des 62 entreprises inscrites au concours méritent notre admiration pour leur passion et leur quête de dépassement. Par la qualité de leur travail et par le dévouement dont ils font preuve, ces femmes et ces hommes inspirent le monde agroalimentaire.

Tous et toutes jouent un rôle de premier plan dans la prospérité et l’essor de leur communauté ainsi que de leur région. Ils travaillent chaque jour, sans relâche, pour offrir aux citoyens du Québec et d’ailleurs des aliments et des produits de grande qualité. Nous vous invitons à visiter les pages Web du concours : vous y découvrirez des agricultrices et des agriculteurs passionnés par leur métier.

Félicitations aux lauréates et aux lauréats, de même qu’à l’ensemble des participants!

Les directeurs régionaux du Centre-du-Québec, de l’Estrie et de la Mauricie du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation,

Alain Roy et Norman Houle

Centre-du-Québec

Une agriculture aux facettes multiples

Surnommé le « berceau laitier du Québec », le Centre-du-Québec, avantageusement situé entre les villes de Montréal et Québec et à proximité de grands marchés nord-américains, présente une agriculture extrêmement diversifiée. Sa zone agricole, dont un peu plus du tiers est cultivé, couvre 93 % de son territoire de 6900 km2.

Le secteur agroalimentaire compte quelque 3 300 entreprises qui génèrent un PIB d’un milliard de dollars. Parmi les productions animales prépondérantes, le cheptel laitier arrive en tête, suivi du porc et de la volaille. Mais les cheptels ovin et caprin sont en augmentation constante depuis une bonne décennie : la région est même, et de loin, la championne provinciale pour l’élevage de chèvres.

Les grandes cultures occupent la majeure partie de la superficie cultivée. La canneberge, fruit emblématique du Centre-du-Québec, est cependant la vedette incontestée de la production végétale. La quasi-totalité des canneberges du Québec provient de la région.

Les transformateurs jouent un rôle important dans l’industrie agroalimentaire du Centre-du-Québec. La fabrication de produits laitiers, l’industrie de la canneberge et l’abattage, par exemple, y trouvent des acteurs majeurs. En parallèle, les circuits courts, de plus en plus populaires, deviennent des canaux privilégiés pour la commercialisation des produits du terroir.

Estrie

Vertes prairies et saveurs champêtres

L’Estrie agroalimentaire, c’est plus de 700 000 hectares, dont 128 000 sont cultivés. La région compte 2600 fermes disséminées sur un territoire total de 1 million d’hectares. Le PIB de son secteur agroalimentaire atteint 660 millions de dollars. En plus d'une agriculture bien diversifiée, la région offre tout un paysage composé de prairies s’étendant à perte de vue et ponctué d'une kyrielle de collines, de montagnes et de lacs.

Les productions animales dominent. L'élevage laitier occupe la première place, suivi de ceux du porc et des bovins de boucherie, ce dernier se classant d'ailleurs au troisième rang provincial. L’Estrie occupe en outre le deuxième rang pour la production d’agneaux et le premier rang pour l’élevage de truites en pisciculture. On y trouve également de bons cheptels caprin et ovin.

La superficie cultivée est très majoritairement consacrée aux plantes fourragères. Suivent dans l'ordre les cultures céréalières, la pomiculture, la viticulture et l’horticulture. Troisième région acéricole du Québec, l’Estrie est largement première pour la culture d’arbres de Noël.

Pionnière de l’agriculture biologique au Québec, l’Estrie est également réputée pour ses fromages, généralement artisanaux. Ceux-ci, à l’instar des autres savoureux produits du terroir estrien, sont joliment mis en valeur sur le circuit agrotouristique.

Mauricie

Une générosité naturelle

La Mauricie agroalimentaire, c’est une superficie d’un peu moins de 3000 km2 au sein d'un territoire vaste et contrasté de près de 40 000 km2. Caractérisée par des sols fertiles et un climat généreux, elle compte un millier de fermes et génère des recettes annuelles de l’ordre de 262 millions de dollars.

Les productions animales sont prépondérantes. Celle du lait domine, suivi de celles des bovins de boucherie et du porc. La production de poulets à griller et les élevages spécialisés comme le sanglier, la chèvre de boucherie, le cerf et le wapiti), sont quant à eux en nette croissance.

La superficie cultivée, de 83 600 hectares, est occupée majoritairement par les grandes cultures et les fourrages. Côté horticulture, les sols et le climat favorisent la production maraîchère, notamment la culture de l’asperge, du poireau, de la pomme de terre, du maïs sucré et de la fraise. On voit également des producteurs se tourner vers l'exploitation d'arbustes fruitiers peu usités, comme le camérisier et l’amélanchier.

L’activité agrotouristique, en plein développement, contribue à la notoriété des produits du terroir, dont le cerf rouge, le sanglier, les fromages fins et les produits de l’érable. Un autre objet de fierté régionale? Le secteur des microbrasseries, des boissons artisanales et des vignobles, qui connaît un bel essor.